La conquête de l'Ouest. Charriot dans les dunes de sable.

Comme la conquête de l’ouest au XIXe en Amérique, Internet ouvre aujourd’hui d’immenses horizons de possibilités entrepreneuriales. Businessboys, à cheval !

Go West, Young man !

Dans les années 1850, le républicain Horace Greeley conseille à tout ambitieux « Go West, young man, Go West, and grow with your country ! « .

Quiconque est ambitieux aujourd’hui doit faire la même chose et créer un business sur le web.

La conquête de l'Ouest. Charriot dans les dunes de sable.

 

Retrouvez l’esprit pionnier

Les objections au départ sont inutiles, voici pourquoi :

  • Vous ne pouvez lâcher vos activités actuelles ?
    Il n’a jamais été aussi facile de partir, vous n’avez pas besoin de tout plaquer pour migrer sur le web.
  • Des pionniers sont déjà partis ?
    Pas grave, il y a encore des terres inexplorées dans le Far West qu’est Internet et la ruée vers l’or est encore possible.
  • Vous craignez d’y laisser des plumes ?
    Ne vous en faîtes pas, vous pourrez toujours vous refaire.
  • Vous connaissez d’avance la fin de l’histoire ?
    Détrompez-vous : la seule limite n’est plus l’Océan Pacifique mais la créativité dont vous pourrez faire preuve.
  • Vous ne savez pas avec qui partir ?
    Sautez sur votre chariot, vous trouverez en chemin des partenaires. Il y a de la place pour chacun dans l’e-caravane. Les possibilités d’interactions sont démultipliées par les réseaux.

A cheval !

Internet est une conquête de l’ouest qui ne finira jamais, profitez-en ! 
Vous n’avez même pas besoin de voler des chevaux…

conor woodman adventure capitalist livre

Il faut l’avouer, au premier abord, le projet de Conor Woodman m’a semblé totalement fou.
Mais c’est seulement la dernière page tournée que je respire à nouveau.
Embarquez vous aussi dans un roman de business et d’aventure !

Synopsis

En 2004, Conor Woodman a 30 ans. Il travaille à Londres comme analyste financier et réalise soudain qu’il n’est pas à sa place. Un défi prend forme dans son esprit : aller confronter ses capacités de négociation et de vente avec celles les marchands des plus vieilles routes commerciales.

Il va sillonner une quinzaine de pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud pour acheter ici et revendre plus loin avec pour objectif de réaliser une plus value. Son objectif : partir avec 50000$ (issus de la vente de son appartement) et revenir avec le double.

Conor Woodman, the adventure capitalist. Marchand de chameaux.

Un voyage très enrichissant

Après un test réussi auprès des marchands de tapis des souks de Marrakech pour évaluer ses capacités de négociant, Conor suit une route qu’il trace au fur et à mesure en fonction des opportunités commerciales.

Son projet est glocal : il agit localement avec un schéma directeur global. Chaque achat ou vente est réalisé auprès de commerçants locaux,  le trajet et l’objectif final sont eux imaginés de manière mondiale, pays après pays, de continent en continent.

Concrètement, l’auteur se frotte aux marchés suivants :

  • les chameaux au Soudan pour les revendre en Egypte
  • le café de Zambie pour l’Afrique du Sud après 28h de road trip en camion
  • la sauce chilli à revendre en Inde
  • du vin sud-africain pour les chinois
  • les chevaux en Asie centrale
  • le Jade du Xinjiang (province au nord ouest de la chine) pour Taïwan
  • du thé chinois (du Oolong à 1500$ les 100g) pour des collectionneurs japonais
  • du poisson pêché de ses mains sur un chalutier, revendu sur le marché local au Japon
  • des planches de surf gonflables, produites en Chine et revendues au Mexique
  • la Tequila mexicaine écoulée à Rio de Janeiro
  • du teck brésilien certifié, vendu de retour en Angleterre

Le tout en 5 mois.
Le tout pour un profit de 50000$.
Pas mal…

Du point de vue entrepreneurial

Ce livre est un vrai roman d’aventure. Mais l’histoire est avant tout la confluence de disciplines de l’entrepreneuriat (vente, marketing, persuasion…) avec les thématiques passionnantes du voyage : rapports humains, découverte de l’étranger et de sa culture, etc…

En tant qu’entrepreuneur, on apprend aussi beaucoup des succès et surtout des erreurs de l’auteur.
J’en retire 7 points essentiels :

  1. Agissez, essayez
    Puis apprenez de vos erreurs.
  2. Ayez des objectifs, mesurez-les
    Canalisez votre énergie à leurs services.
  3. Ayez confiance en l’autre
    La confiance est le pilier d’un deal réussi – comme sur tout marché où se rencontrent offre et demande.
  4. Soyez heureux de toute réussie, même minuscule
    Conor gagne au final 1$ symbolique sur le deal qui l’a le plus éprouvé physiquement, la pêche. Mais il gagne – et ceci en plus de toute l’expérience acquise.
  5. N’oubliez pas de jouer
    « Il est facile d’être obsédé par le résultat et d’oublier la joie de la négociation« , le jeu fait partie intégrante du business et le rend plus fun.
  6. Racontez une histoire avec votre marque
    Faîtes rêver vos clients.
  7. Prenez des risques, osez
    Le retour sur investissement n’en sera que plus grand.

Un huitième point se découvre entre les lignes : identifiez qui peut vous aider, en quoi, et appuyez-vous sur votre réseau. Sans information, Conor Woodman n’aurait jamais pu identifier les acteurs clés de certains marchés ou évaluer à l’avance le prix de certains produits. Il est essentiel de bien se préparer et de trouver ses conseillers essentiels.

conor woodman adventure capitalist livre

/amazon-adventure-capitalist-woodman

 

Vidéos du périple

J’ai découvert par hasard lors d’une discussion avec une amie qu’un reportage a été diffusé l’autre jour à la télévision. Je n’ai pas retrouvé le reportage en question mais voici une vidéo en VO trouvée sur YouTube. En plusieurs épisodes, on suit Conor Woodman durant son voyage ce qui permet de mieux imaginer ses joies et ses difficultés.

La création d’une entreprise démarre souvent d’une idée, voire d’une simple intuition.

Cependant, beaucoup attendent que l’idée arrive d’un coup, tel le big bang : c’est de la théorie.

La pratique est tout autre.  Au commencement, donc, était l’idée…

L’idée, Saint-Graal du créateur d’entreprise

L’idée, la bonne idée. Pour toute personne qui souhaite créer son entreprise, l’idée semble être l’Alpha et l’Omega. On la cherche, on l’espère, on la trouve parfois, on se trompe souvent.

C’est aussi la meilleure excuse pour ne pas se lancer. On a l’envie d’entreprendre sans savoir à quelle idée, quel projet dédier son envie et son énergie.

L’idée est le Saint-Graal du créateur d’entreprise mais elle doit rester un moyen et non une fin en soi.

Au départ, l’idée donne un cap et est indispensable pour travailler avec une direction. Il faut s’y tenir car elle permet de cadrer les premières étapes de la création d’entreprise : le projet, le business modèle, les valeurs, le nom de l’activité…

Ensuite, l’idée évoluera sûrement au gré des rencontres, des tests, de l’avancement du projet. Il faudra être attentif à ces changements car ils peuvent être de simples réglages de navigation comme un total changement de cap.

LA bonne idée n’existe pas

Dans la pratique, LA bonne idée – unique et parfaite – n’existe pas. En réalité, on se trouve plutôt face à une multitude d’intuitions qui se confrontent, se répondent, s’agrègent ou s’atomisent, trouvent un écho l’une envers l’autre.

Nicolas Boileau

Le principal défi est de capter l’ensemble de ce faisceau d’idées et d’en dégager la cohérence, de le modeler en fonction de sa personnalité.

Synthétiser les idées, les hiérarchiser, les mettre à plat, les reformuler, jeter le superflu pour renforcer l’essentiel : ce processus est fondamental et peut prendre du temps. Il faut l’accepter.

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement.
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Nicolas Boileau – L’Art Poétique

A partir du moment où l’on est capable de formuler simplement le message essentiel de son business, il est alors beaucoup plus facile de le faire avancer.