Développement personnel de l’entrepreneur Dans cette section dédiée à l’entrepreneuriat, vous allez découvrir tous mes conseils concernant la création d’entreprise, le développement personnel et le lifestyle de l’entrepreneur. Vous allez retrouver ici des sources d’inspiration pour votre entreprise, que ce soient des livres, des vidéos et des idées innovantes pour les entrepreneurs et web entrepreneurs. Je partage mon point de vue et mes coups de coeur, tout est là : Articles entrepreneuriat et développement personnel de l’entrepreneur :

Amateur de bandes dessinées depuis de nombreuses années, je commence à avoir une petite collection qui fait la joie de la famille et des amis de passage.

Je n’imaginais pas parler BD sur ce site mais je viens de tourner la dernière page d’un récit qui a sa place ici.

les ignorants davodeau

Les ignorants

Il s’agit de la dernière publication d’Etienne Davodeau, auteur notamment des très bons Rural (Delcourt, 2001) ou Lulu, femme nue (chez Futuropolis, 2008 & 2010).

Les ignorants (Futuropolis, 2011) propose sur 270 pages le récit d’une initiation croisée. Etienne Davodeau, auteur et dessinateur de BD va travailler bénévolement auprès de Richard Leroy, vigneron en Anjou.

Durant plus d’un an, Richard partage son expérience et explique à Etienne le vin et la dégustation. En échange, Etienne l’initie au monde de la bande dessinée.

Merci !

Merci Etienne Davodeau, votre récit est un régal qui se déguste comme un grand vin.

Merci d’ouvrir la porte de vos amis auteurs (Jean-Pierre Gibrat, Marc-Antoine Mathieu, etc.).
Leurs BDs m’accompagnent depuis longtemps, je suis heureux de pouvoir les rencontrer et leur poser des questions par l’intermédiaire de Richard.

Très ignorant en ce qui concerne vin, le bédéphile en moi se découvre encore ignorant d’un certain nombre de références. Merci aussi pour ces futures lectures…

Passion et entrepreneuriat

Revenons-en à l’entrepreneuriat : dans mes lectures de web entrepreneur, beaucoup de livres, blogs et récits expliquent comment créer son entreprise en partant de ses passions. Il y a clairement du très bon et du moins bon dans ce qui est proposé, mais le sujet mérite d’être creusé.

Les ignorants, c’est exactement cela : 2 mecs passionnés et esthètes de leur métier respectifs qui partagent leurs passions et ouvrent leurs univers l’un à l’autre.

C’est bénéfique pour tout le monde :

  • Etienne vit une expérience incroyable en étant vigneron pendant un an
  • Richard ouvre son exploitation et apprend lui aussi plein de nouvelles choses
  • Etienne a un sujet parfait pour sa prochaine BD
  • Richard risque de voir ses commandes de vin augmenter
  • Le lecteur amateur de vin, de BD ou des 2 plonge avec délice dans ces pages

Raconter des expériences fortes

Par certains côtés, l’expérience d’Etienne et Richard se rapproche de celle de Conor Woodman qui part faire du commerce autour du monde ou celle de Christophe Blain qui découvre la cuisine avec Alain Passard.

Tous ces récits donnent beaucoup d’idées ! Il faut juste se creuser la tête pour imaginer comment valoriser et monétiser ce que l’on aime.

En réfléchissant au commentaire de Gab sur l’article Laissez respirer vos lecteurs de votre site web, j’ai retrouvé une « not to do list » écrite lors d’une conférence inintéressante il y a quelques années quand j’étais encore étudiant.

La conférence était tellement passionnante que j’en ai même oublié le sujet, qui présentait et dans quel contexte :-)

Voici la liste brute, que j’avais alors intitulée  :

« Surtout pas »

  1. Ne pas faire de présentation powerpoint moche.
  2. Ne pas faire de présentation powerpoint soporifique.
  3. Ne pas faire de présentation powerpoint inutilement animée.
  4. Ne pas porter de cravate moche. Soit ma cravate est jolie, soit je n’en porte pas.
  5. Ne pas me présenter ou présenter mon entreprise en long, en large et en travers si cela n’apporte rien au sujet du jour.
  6. Ne pas parler d’un concept global que chacun a sûrement déjà vu 146 fois au minimum. Éclairer la théorie avec des exemples pratiques précis.
  7. Ne pas faire de monologue. Soit faire participer l’auditoire, soit me taire.
  8. Ne pas faire de « pipotron ». Si je ne sais pas, j’assume et réponds : « je ne sais pas ».
  9. Ne pas rire tout seul à mes blagues, surtout si mon auditoire n’écoute pas et que j’ai l’air d’autant plus stupide.
  10. Ne pas faire de morale, genre : « moi, j’ai vécu et je vous explique la vie »

Une cravate moche

Depuis, je n’ai sûrement pas été au top à chaque fois, et j’ai vu trop de conférences et réunions avec ces mêmes travers.

Pour le bien-être de nos auditeurs, on essaye de reprendre toutes ces bonnes résolutions ?

Le marketing n’est plus l’art de vendre n’importe quel produit à n’importe qui.

Les règles ont évolué et désormais, « le marketing est le produit », pas les pubs pour le vendre.

Faire du marketing est donc « l’art d’inventer, de designer, de produire, de fixer un prix et de vendre le produit« .

purple cow - seth godin

La lecture de Purple Cow (La Vache Pourpre en version française) de l’américain Seth Godin, aide tout marketeur, débutant ou confirmé, à se poser les bonnes questions :

Pourquoi être remarquable ?

Si le marketing est le produit, comment atteindre des consommateurs qui ont beaucoup de choix et peu de temps pour décider.

Les acheteurs de vos produits doivent : « avoir du temps et de l’argent, vouloir le produit, en avoir entendu parler, avoir envie de passer à l’action ».

La cible se réduit très rapidement. Pour sortir du lot, la seule solution valable pour Seth Godin est d’être remarquable, comme une vache violette au milieu d’un troupeau.

Qu’est-ce qu’être remarquable ?

Être remarquable, c’est être faire que ceux qui voient votre produit veulent l’essayer et ceux qui l’essayent veulent en parler autour d’eux.

Être remarquable est l’opposé d’être très bon, vous devez être inattendu.

Pour cela, il faut explorer les limites de son modèle de revenu.
Que se passe-t-il si au lieu d’être juste très bien, je deviens « le plus exclusif, le plus cher, le plus lent, le plus rapide, le plus pertinent, etc. »  ?

Seth Godin. Purple cow. Vaches sur le GR5.

Quand faire de la pub ?

Pour atteindre ces consommateurs spécifiques, il est inutile de faire de la publicité grand public. Il faut observer pour trouver à quel moment un prospect a besoin d’entendre parler de vous.

La publicité Adwords fonctionne car elle est très ciblée et répond à ma recherche et suis très réceptif.
A quel moment vos clients ont-ils envie d’entendre parler de votre solution ?

Comment être remarquable ?

Voici un condensé de pistes de réflexion suite à cette lecture :

  • Listez tout ce qui rend votre produit vraiment unique
  • Définissez votre cœur de cible et listez 10 manières d’améliorer votre produit pour ces clients spécifiques
  • Benchmarkez d’autres marchés, allez chercher des idées ailleurs que chez vos concurrents les plus proches.
  • Posez des questions, demandez toujours « Pourquoi pas ? »
    Ce que l’on ne fait pas est plus souvent « le fait d’inertie, de peurs, de contexte interne que de raisons valables ».
  • Essayez différentes stratégies, testez, mesurez, adaptez, recommencez.
philippe gabilliet

Internet est un formidable accélérateur de savoir et d’idées.
Philippe Gabilliet nous offre ici un cours sur la chance.
Car, être chanceux, cela peut aussi s’apprendre.

https ://www.youtube.com/watch ?v=y-HPpiOSHVA
Philippe Gabilliet est Professeur de Leadership à ESCP Europe. 

La vidéo date mais le sujet reste intemporel. Je me permets ici de reprendre et compléter ses propos pour en retirer l’essentiel.

Apprendre la chance

Pour réussir, il faut de la chance. Mais la chance n’est ni un hasard ni la bienveillance d’une bonne étoile ou d’un ange gardien. La chance est une compétence qui s’apprend et se travaille.

La chance est ce que l’on fait avec ce qui nous arrive. On est responsable de sa chance. Pour cela, il faut être capable de gagner des concours de circonstances, de saisir des opportunités.

Ecouter les opportunités

Ces opportunités sont le fruit de bonnes rencontres, au bon moment, sur des territoires pertinents dont émergent des demandes intéressantes. Pour favoriser ces opportunités, il faut être à l’écoute.

Quatre postures peuvent vous aider à favoriser cela :

  • Soyez vigilants, soyez curieux, sortez de la routine (« La chance ne sourit qu’aux esprits bien préparés » – Pasteur)
  • Constituez votre réseau et créez des interactions entre les autres
  • Acceptez et transformez l’échec en projets
  • Anticipez, ayez toujours un projet d’avance

Mais le plus important pour avoir de la chance, c’est d’aider les autres à atteindre leurs objectifs.  La meilleure façon de rencontrer des opportunités dans la vie, c’est déjà d’en être une soi même.

Soyez une ressource pour les autres, soyez une opportunité !

La conquête de l'Ouest. Charriot dans les dunes de sable.

Comme la conquête de l’ouest au XIXe en Amérique, Internet ouvre aujourd’hui d’immenses horizons de possibilités entrepreneuriales. Businessboys, à cheval !

Go West, Young man !

Dans les années 1850, le républicain Horace Greeley conseille à tout ambitieux « Go West, young man, Go West, and grow with your country ! « .

Quiconque est ambitieux aujourd’hui doit faire la même chose et créer un business sur le web.

La conquête de l'Ouest. Charriot dans les dunes de sable.

 

Retrouvez l’esprit pionnier

Les objections au départ sont inutiles, voici pourquoi :

  • Vous ne pouvez lâcher vos activités actuelles ?
    Il n’a jamais été aussi facile de partir, vous n’avez pas besoin de tout plaquer pour migrer sur le web.
  • Des pionniers sont déjà partis ?
    Pas grave, il y a encore des terres inexplorées dans le Far West qu’est Internet et la ruée vers l’or est encore possible.
  • Vous craignez d’y laisser des plumes ?
    Ne vous en faîtes pas, vous pourrez toujours vous refaire.
  • Vous connaissez d’avance la fin de l’histoire ?
    Détrompez-vous : la seule limite n’est plus l’Océan Pacifique mais la créativité dont vous pourrez faire preuve.
  • Vous ne savez pas avec qui partir ?
    Sautez sur votre chariot, vous trouverez en chemin des partenaires. Il y a de la place pour chacun dans l’e-caravane. Les possibilités d’interactions sont démultipliées par les réseaux.

A cheval !

Internet est une conquête de l’ouest qui ne finira jamais, profitez-en ! 
Vous n’avez même pas besoin de voler des chevaux…

conor woodman adventure capitalist livre

Il faut l’avouer, au premier abord, le projet de Conor Woodman m’a semblé totalement fou.
Mais c’est seulement la dernière page tournée que je respire à nouveau.
Embarquez vous aussi dans un roman de business et d’aventure !

Synopsis

En 2004, Conor Woodman a 30 ans. Il travaille à Londres comme analyste financier et réalise soudain qu’il n’est pas à sa place. Un défi prend forme dans son esprit : aller confronter ses capacités de négociation et de vente avec celles les marchands des plus vieilles routes commerciales.

Il va sillonner une quinzaine de pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud pour acheter ici et revendre plus loin avec pour objectif de réaliser une plus value. Son objectif : partir avec 50000$ (issus de la vente de son appartement) et revenir avec le double.

Conor Woodman, the adventure capitalist. Marchand de chameaux.

Un voyage très enrichissant

Après un test réussi auprès des marchands de tapis des souks de Marrakech pour évaluer ses capacités de négociant, Conor suit une route qu’il trace au fur et à mesure en fonction des opportunités commerciales.

Son projet est glocal : il agit localement avec un schéma directeur global. Chaque achat ou vente est réalisé auprès de commerçants locaux,  le trajet et l’objectif final sont eux imaginés de manière mondiale, pays après pays, de continent en continent.

Concrètement, l’auteur se frotte aux marchés suivants :

  • les chameaux au Soudan pour les revendre en Egypte
  • le café de Zambie pour l’Afrique du Sud après 28h de road trip en camion
  • la sauce chilli à revendre en Inde
  • du vin sud-africain pour les chinois
  • les chevaux en Asie centrale
  • le Jade du Xinjiang (province au nord ouest de la chine) pour Taïwan
  • du thé chinois (du Oolong à 1500$ les 100g) pour des collectionneurs japonais
  • du poisson pêché de ses mains sur un chalutier, revendu sur le marché local au Japon
  • des planches de surf gonflables, produites en Chine et revendues au Mexique
  • la Tequila mexicaine écoulée à Rio de Janeiro
  • du teck brésilien certifié, vendu de retour en Angleterre

Le tout en 5 mois.
Le tout pour un profit de 50000$.
Pas mal…

Du point de vue entrepreneurial

Ce livre est un vrai roman d’aventure. Mais l’histoire est avant tout la confluence de disciplines de l’entrepreneuriat (vente, marketing, persuasion…) avec les thématiques passionnantes du voyage : rapports humains, découverte de l’étranger et de sa culture, etc…

En tant qu’entrepreuneur, on apprend aussi beaucoup des succès et surtout des erreurs de l’auteur.
J’en retire 7 points essentiels :

  1. Agissez, essayez
    Puis apprenez de vos erreurs.
  2. Ayez des objectifs, mesurez-les
    Canalisez votre énergie à leurs services.
  3. Ayez confiance en l’autre
    La confiance est le pilier d’un deal réussi – comme sur tout marché où se rencontrent offre et demande.
  4. Soyez heureux de toute réussie, même minuscule
    Conor gagne au final 1$ symbolique sur le deal qui l’a le plus éprouvé physiquement, la pêche. Mais il gagne – et ceci en plus de toute l’expérience acquise.
  5. N’oubliez pas de jouer
    « Il est facile d’être obsédé par le résultat et d’oublier la joie de la négociation« , le jeu fait partie intégrante du business et le rend plus fun.
  6. Racontez une histoire avec votre marque
    Faîtes rêver vos clients.
  7. Prenez des risques, osez
    Le retour sur investissement n’en sera que plus grand.

Un huitième point se découvre entre les lignes : identifiez qui peut vous aider, en quoi, et appuyez-vous sur votre réseau. Sans information, Conor Woodman n’aurait jamais pu identifier les acteurs clés de certains marchés ou évaluer à l’avance le prix de certains produits. Il est essentiel de bien se préparer et de trouver ses conseillers essentiels.

conor woodman adventure capitalist livre

/amazon-adventure-capitalist-woodman

 

Vidéos du périple

J’ai découvert par hasard lors d’une discussion avec une amie qu’un reportage a été diffusé l’autre jour à la télévision. Je n’ai pas retrouvé le reportage en question mais voici une vidéo en VO trouvée sur YouTube. En plusieurs épisodes, on suit Conor Woodman durant son voyage ce qui permet de mieux imaginer ses joies et ses difficultés.

La création d’une entreprise démarre souvent d’une idée, voire d’une simple intuition.

Cependant, beaucoup attendent que l’idée arrive d’un coup, tel le big bang : c’est de la théorie.

La pratique est tout autre.  Au commencement, donc, était l’idée…

L’idée, Saint-Graal du créateur d’entreprise

L’idée, la bonne idée. Pour toute personne qui souhaite créer son entreprise, l’idée semble être l’Alpha et l’Omega. On la cherche, on l’espère, on la trouve parfois, on se trompe souvent.

C’est aussi la meilleure excuse pour ne pas se lancer. On a l’envie d’entreprendre sans savoir à quelle idée, quel projet dédier son envie et son énergie.

L’idée est le Saint-Graal du créateur d’entreprise mais elle doit rester un moyen et non une fin en soi.

Au départ, l’idée donne un cap et est indispensable pour travailler avec une direction. Il faut s’y tenir car elle permet de cadrer les premières étapes de la création d’entreprise : le projet, le business modèle, les valeurs, le nom de l’activité…

Ensuite, l’idée évoluera sûrement au gré des rencontres, des tests, de l’avancement du projet. Il faudra être attentif à ces changements car ils peuvent être de simples réglages de navigation comme un total changement de cap.

LA bonne idée n’existe pas

Dans la pratique, LA bonne idée – unique et parfaite – n’existe pas. En réalité, on se trouve plutôt face à une multitude d’intuitions qui se confrontent, se répondent, s’agrègent ou s’atomisent, trouvent un écho l’une envers l’autre.

Nicolas Boileau

Le principal défi est de capter l’ensemble de ce faisceau d’idées et d’en dégager la cohérence, de le modeler en fonction de sa personnalité.

Synthétiser les idées, les hiérarchiser, les mettre à plat, les reformuler, jeter le superflu pour renforcer l’essentiel : ce processus est fondamental et peut prendre du temps. Il faut l’accepter.

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement.
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Nicolas Boileau – L’Art Poétique

A partir du moment où l’on est capable de formuler simplement le message essentiel de son business, il est alors beaucoup plus facile de le faire avancer.