Développement personnel de l’entrepreneur Dans cette section dédiée à l’entrepreneuriat, vous allez découvrir tous mes conseils concernant la création d’entreprise, le développement personnel et le lifestyle de l’entrepreneur. Vous allez retrouver ici des sources d’inspiration pour votre entreprise, que ce soient des livres, des vidéos et des idées innovantes pour les entrepreneurs et web entrepreneurs. Je partage mon point de vue et mes coups de coeur, tout est là : Articles entrepreneuriat et développement personnel de l’entrepreneur :
Réseau professionnel

La grande majorité des salariés ne cherche pas à rencontrer d’autres personnes au delà de leur entreprise et cultiver leur réseau professionnel. C’est une erreur !

Certains s’en mordent les doigts le jour où ils veulent trouver un emploi. D’autres réalisent à quel point cela pourrait leur être bénéfique mais ne font pas l’effort.

Bien-sûr, cela demande du temps, de l’organisation personnelle, de l’engagement dans la durée et parfois, un léger effort financier. Mais les bénéfices humains, professionnels sont plus que proportionnels à l’investissement.

Mes 3 manières favorites de développer son réseau professionnel

1- Les petits-déjeuners

C’est ma préférée. Se voir de manière informelle en petit groupe (max 5 personnes) donne l’impression d’avoir gagné sa journée sans l’avoir encore commencée.

Le gros avantage est que l’on est totalement présent aux autres, car on n’est pas encore plongé dans les problèmes du quotidien. Ce n’est pas le cas lors de déjeuners ou à l’apéro.

Se retrouver chaque semaine pour un petit déjeuner avec un groupe d’amis ou de professionnels permet de développer une relation de grande qualité.

2- Les associations et clubs professionnels

Pendant 5 ans, j’ai fait partie d’une association de professionnels de la communication : KlubBe’Com. On se réunissait chaque mois pour apprendre ensemble et partager les bonnes pratiques de nos spécialités et métiers respectifs (agence, annonceur, entrepreneurs, etc.).

Le fait de se retrouver régulièrement permet de créer des relations de confiance, ce qui ajoute beaucoup de qualité aux échanges.

L’effort effectué pour faire vivre et développer l’association permet aussi de développer ses propres compétences professionnelles en découvrant des disciplines qui ne sont pas les siennes au départ.

3- Les événements

Chaque écosystème professionnel à ses événements phares. Il est nécessaire de bien se préparer, savoir à l’avance qui on veut absolument rencontrer, prendre plein de cartes de visite et laisser beaucoup de place aux rencontres fortuites.

Concernant le monde du web, je viens de participer au Web2Connect, organisé par Jean-François Ruiz et son équipe de PowerOn. Durant 2 jours, j’ai pu rencontrer de très nombreux professionnels, chefs d’entreprises, entrepreneurs, blogueurs ayant tous envie d’apprendre et partager. Durant ces 2 jours, j’ai aussi reçu plus de feedback sur mon projet que durant les 6 mois précédents.

Ce genre d’événement apporte plein d’idées neuves, permet un premier contact avec de futurs partenaires, et donne un boost inimaginable en terme de motivation.

Je remets donc ça dans 2 semaines à Grenoble cette fois, durant le Web In Alps.

Pour ceux qui ne connaissent pas, les apéros entrepreneurs sont aussi un excellent rendez-vous.

Logos des événements : Apéros entrepreneur, Web 2 Connect, Web In Alps

Les 2 façons supplémentaires que je souhaite expérimenter cette année

4- Le mentorat et l’enseignement

On a toujours tendance à dévaloriser sa propre valeur.

Chacun est pourtant parfaitement capable d’aider et d’enseigner. Partager ses propres compétences permet non seulement de rencontrer du monde mais également d’être meilleur. Enseigner son expertise à des débutants nécessite de la retravailler pour la rendre parfaitement limpide.

Il existe de nombreux programmes de mentorat, comme celui du MoovJee par exemple.

Il existe de nombreuses manières de partager son savoir, notamment les récents et brillants concepts proposés par CupOfTeach ou Leeaarn. Vous pouvez aussi contacter votre ancienne école par exemple.

5- Les groupes Mastermind

Très en vogue auprès des entrepreneurs sur internet, les groupes Mastermind permettent de se retrouver en petit groupe de travail via Skype pour partager sur l’avancée des projets de chacun.

L’émulation qui en résulte permet de faire avancer ses projet bien plus rapidement que seul dans son coin. Quand on est obligé de répondre tous les 15 jours à la question « Alors, quoi de neuf ? », on a du neuf à présenter.

Quand on est seul, on va plus vite. Quand on est plusieurs, on va plus loin. Je dois définitivement méditer cet adage :-)

En conclusion

Développer son réseau professionnel demande un effort car il faut donner avant de recevoir comme le rappelait Cédric Giorgi lors de la fête de l’entrepreneur à l’ESCP. Il consacre 10 % de son temps à partager et donner à son écosystème sans attendre de retour immédiat.

Il faut trouver un équilibre entre ce que j’appelle l’approche intensive et l’approche extensive, entre les relations de qualité dans la durée et le nombre de personnes de son réseau.

Il ne sert pas à grand chose d’avoir 3428 contacts sur LinkedIn et n’en connaître aucun personnellement.

Développer son réseau professionnel pour avoir le plus de contacts possible ne sert à rien. Il faut créer des liens, de confiance, de qualité qui permettront demain de faire grandir son business.

Fondateur de Stilic Force en 1997, Nicolas Trüb partage dans cet (im)précis de création d’entreprise à l’usage du salarié sa vision pragmatique et décapante de l’entrepreneuriat.

ma retraite a 29 ans

Tout créateur d’entreprise se retrouvera Ma retraite à 29 ans, et le bouquin se dévore en plus comme un bon roman.

Apôtre du bon sens, l’auteur explique et applique ses conseils chapitre après chapitre, chacun dédié à l’un des thèmes cruciaux du business : la pulsion, le marché, l’argent, les idées, les autres, la morale, le temps, le courage…

Ma retraite à 29 ans : extraits choisis

J’ai voulu cet article comme un recueil de citations fortes, à relire régulièrement afin de garder les pieds sur terre tout en rêvant du firmament entrepreneurial.

La pulsion entrepreneuriale

Dans la pensée occidentale courante, prendre sa retraite consiste à quitter son emploi et son patron pour consacrer le reste de sa vie à des activités que l’on a toujours rêvé de faire, et à accepter pour cela de vivre avec des moyens financiers inférieurs. J’ai donc pris ma retraite le 1er septembre 1997. J’avais 29 ans…

Il n’y a pas de « clé » pour créer sa boîte, il n’y a que l’accumulation d’un nombre infini d’actions infiniment petites menées en fonction de signaux imperceptibles. Cette somme porte un nom : le feu sacré de l’entrepreneur.

Le marché

La création d’entreprise a pour terrain de jeu l’économie de marché.

L’entrepreneuriat est un jeu absolu, en réalité augmenté. LE jeu absolu !

L’avantage de l’économie de marché est le libre choix.

Le marché peut se tromper mais pas éternellement.

Pour tirer profit de cela, une seule solution : agir.

Se confronter au marché permet de vivre pleinement l’aventure entrepreneuriale.

L’argent

L’argent est à la fois le projet, le moyen et l’instrument de mesure de l’entreprise. C’est en vertu de ces trois statuts unifiés que l’entrepreneur peut pacifier son rapport au fric. Malheur à lui s’il dissocie cette trilogie. S’il oublie que c’est un projet, il reste un pauvre. S’il oublie que c’est un moyen, il devient un escroc. S’il oublie que c’est un instrument de mesure, c’est un imbécile. Il peut également endosser plusieurs de ces qualités en même temps.

Les idées

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise idée, il n’y a que des idées qui ont été testées et d’autres non. Le boulot de l’entreprise est de tester ses idées pour un coût minimum, dans le temps minimum et dans les conditions les plus vraisemblables possible.

L’entrepreneuriat est une science expérimentale par sa nature même : il faut observer le plus possible le comportement de son idée dans le monde réel.

La solution créative authentique n’est pas celle qui accumule les possibilités de liberté (illusoires de fait), mais celle qui synthétise le maximum de contraintes. Si vous ne trouvez pas la bonne solution, c’est que vous n’avez pas débusqué assez de problèmes.

Protéger ses idées : on peut toujours copier votre idée, ou croire la copier, mais l’énergie que vous lui accordez, l’intelligence avec laquelle vous dialoguez avec vos clients et vos fournisseurs, la subtilité de l’organisation que vous mettez au service de cette vision, elles, sont inimitables. Et il est très légitime de créer une entreprise simplement parce qu’un jour on a cherché un produit ou un service et que l’on ne l’a pas trouvé.

En résumé

La force de Ma retraite à 29 ans réside certainement dans ce coup de maître : motiver plus que jamais à créer son entreprise en décrivant pourtant toutes les tuiles qui risquent de nous tomber dessus.

Un pavé de mon été : les 571 pages (en VO) de la vie de Steve Jobs, par Walter Isaacson. Pour moi qui ne suis pas spécifiquement iAddict, je me demandais si j’allais en venir à bout. En fait, c’est passionnant !

steve jobs

Dans le livre, il y a bien évidemment le récit du mythe Steve Jobs, l’homme qui a réussi des paris que personne n’imaginait possibles.

Il y a surtout 2 valeurs entrepreneuriales à graver au-dessus de son propre bureau et 50 ans d’histoire informatique qui ont révolutionné le monde.

Le récit d’une révolution

La biographie de Steve Jobs est à la fois un roman historique et une oeuvre journalistique tellement ce passé est récent.

C’est passionnant de comprendre les tenants et les aboutissants d’une révolution partie de quelques illuminés (le LSD a bien aidé) des années 70 qui avaient une vision et l’ont développée.

Je ne vais pas relater ici toute l’histoire, mais il est important d’avoir en tête que Steve Jobs a révolutionné et créé plusieurs industries, notamment :

  • l’ordinateur personnel (avec l’Apple II, le Macintosh puis l’iMac)
  • le cinéma d’animation (Pixar et Toy Story)
  • la musique (grâce à l’iPod et iTunes)
  • la téléphonie et le rapport à la mobilité (l’iPhone à la main)
  • la création d’applications digitales (dans l’App Store)…

Des valeurs fondamentales

Il y a 2 points sur lesquels Steve Jobs n’a jamais transigé : la motivation à créer quelque chose de beau et le fait d’être toujours focus.

Voir grand

Creating great things instead of making money.

Créer de grands choses plutôt que de chercher à gagner de l’argent. Cette philosophie se retrouve dans toutes les créations de Jobs. Il l’a tenait notamment de Mike Markulla qui insistait sur la vision suivante : « Vous ne devez jamais créer une boîte en ayant pour objectif de devenir riche. Votre but doit être de faire quelque chose auquel vous croyez et bâtir une entreprise durable. »

De ce fait, la récompense vient du parcours effectué (« the journey is the reward »), et non pas uniquement à la fin du projet. Il faut aimer passionnément ce que l’on fait afin d’avoir toujours l’énergie pour aller plus loin et dépasser ses propres limites dans sa création.

Cela fait écho avec une citation tiré du très bon Million Dollar Baby en 2004 : « It’s the magic of risking everything for a dream that nobody sees but you » et évidemment au formidable discours de Steve Jobs « Stay hungry, stay foolish« .

Rester focus

L’une des principales forces de Steve Jobs était de savoir comment être focus. Pour lui, en tant que manager, « décider ce qu’il ne faut pas faire est aussi important que décider ce qu’il faut faire« . Cela permet de supprimer toutes les opportunités non importantes.

Au final, on en fait moins mais on le fait mieux. Et cela demande un travail énorme de créer quelque chose de simple, en intégrant tous les challenges liés, et de proposer au final une solution élégante et fonctionnelle.

En résumé

Il y a quelques longueurs dans cette biographie. On aimerait creuser certains sujets, passer un peu moins de temps sur d’autres.

La biographie de Steve Jobs reste un récit fascinant, celle « d’un des plus grands innovateurs américains, assez courageux pour penser différemment, assez audacieux pour croire qu’il pouvait changer le monde, et assez talentueux pour le faire » (Barack Obama – octobre 2011).

stay hungry stay foolish - steve jobs

Parce que j’ai lu sa biographie l’été dernier.

Parce que c’est bientôt l’anniversaire de son décès.

Parce que ses propos sont emprunts de vérité et d’humanité.

Parce que ceux qui l’ont déjà vu ont régulièrement envie de le réécouter.

Parce que ceux qui ne le connaissent pas encore seront heureux de l’avoir découverte.

Parce qu’un blog parlant d’entrepreneuriat doit partager une telle source d’inspiration et de motivation.

stay hungry stay foolish - steve jobs

Pour ces raisons…

Pour ces raisons et pour 1000 autres, voici le discours de Steve Jobs lors de la remise des diplômes à Standford en 2005.

Incidences imprévues, passion, échec, mort ; des sujets profonds abordés à travers 3 histoires personnelles.

Ces propos ne seront jamais assez partagés, même si le discours est déjà sur de nombreux sites.

Stay hungry. Stay foolish.

seth godin

Seth Godin a un vrai talent : il sait résumer en peu de mots une idée forte, ses textes sont courts et pertinents. Voici ma traduction de « Stuck ? », article particulièrement intéressant.

seth godin

Coincé ?

La raison ne peut pas être le fait de ne pas trouver la bonne réponse.

C’est presque certainement que vous posez une mauvaise question.

Plus vous redéfinissez un problème de manière agressive, plus vous avez de chance de le résoudre.

Les personnes que je connais qui ont le mieux réussi y sont parvenu en ne cherchant pas à atteindre l’impossible, à obtenir l’unique solution que personne n’a trouvée. Au lieu de cela, il ont eu le courage de regarder l’éventail infini de choix et s’attaquer au meilleur problème.

Version originale

L’anglais a ceci de magique qu’il évite certaines périphrases et lourdeurs françaises. Si vous avez des idées pour améliorer la traduction, elles sont toujours les bienvenues.

Voici quand même la version anglaise que vous pouvez retrouver sur le blog de Seth Godin.

Stuck ?

It might not be because you can’t find the right answer.

It’s almost certainly because you’re asking the wrong question.

The more aggressively you redefine the problem, the more likely it is you’re going to solve it.

The most successful people I know got that way by ignoring the race to find the elusive, there’s-only-one-and-no-one-has-found-it right answer and instead had the guts to look at the infinite landscape of choices and pick a better problem instead.

 

calvin hobbes

Les conseils de mes proches ont beaucoup de valeur à mes yeux. Parce que je les connais. Parce que je peux éclairer leurs idées à la lumière de leurs expériences. Parce que je peux leur demander des précisions si nécessaire.

calvin hobbes

Au lieu de choisir certaines choses à pile ou face, j’envoie donc régulièrement des emails, des questionnaires en demandant à mes collègues, amis ou ma famille leurs conseils sur des sujets divers et variés.

J’ai récemment posé la question suivante aux entrepreneurs que je connais :

Quels sont les conseils les plus importants qu’un néo-entrepreneur ne doit pas ignorer ? 

Voici les réponses qu’ils m’ont envoyées.

En plus de la valeur de leurs conseils, je ne les remercierais jamais assez d’avoir écrit cet article à ma place :-)

1. Prends des décisions

Pour prendre des décisions, il faut suivre ces4 étapes, dans l’ordre :

  • Pose les bonnes questions aux bonnes personnes.
  • Ecoute, écoute, écoute…
  • Puis, ferme tes écoutilles, retire-toi au calme.
  • Décide seul et vite.

2. Agis en bon père de famille

  • Ne dépense pas l’argent que tu n’as pas.
  • Ne dépense pas l’argent qui ne t’appartient pas.
  • Garde-toi de tout abus, magouille ou quoique ce soit du même genre.
  • Fais la différence entre Toi et ton Entreprise. Tu n’es pas ton entreprise. Tu en es le dirigeant.
  • Apprends à déléguer les choses de moindre importance ou que tu ne maîtrises pas (la comptabilité par exemple…) et concentre-toi sur ce qui rapporte à manger même si ça t’ennuie.

3. Développe une vision

  • Garde un temps d’avance.
  • Pense toujours « évolutivité » : comment faire réaliser demain par quelqu’un d’autre ce que tu fais aujourd’hui. Si tu veux monter une entreprise profitable, il faut vite apprendre à devenir NON indispensable
  • Connais la vision à long terme de ta société.

4. Sois un bon manager

  • Si  tu es amené à manager, fais-le avec bon sens et qualités humaines.
  • Sois téméraire.
  • Un serial entrepreneur m’a dit : « Le plus important, ce sont les hommes« . Sois-en convaincu.

5. Gère les conseils

  • Trouve-toi un mentor.
  • Oublie que tu n’as aucune chance, fonce !
  • N’écoute aucun conseil ou questionnement qui pourrait te décourager (même si c’est parfois justifié). Tu trouveras bien assez de sujets d’épuisement tout seul pour ne pas laisser les autres en ajouter.

6. Aime entreprendre

  • Fais-le pour tes projets, fais-le par ambition de grandir personnellement, pas pour l’argent ou quoique ce soit d’autre. C’est le seul moyen d’être heureux de l’énergie que tu dépenseras et le seul moyen de la dépenser à bon escient.
  • Aime les difficultés : « La vie commence hors de notre zone de confort » (Neale Donald Walsch). Autrement dit : c’est à force de prendre des coups qu’on progresse.

7. Utilise tes forces

Concentre-toi sur ce qui apporte de la valeur, c’est à dire :

  • Là ou tu es distinctif car meilleur que les autres.
  • Sur des biens/services dont les gens ont vraiment besoin.

8. Trouve le bon rythme

  • N’oublie pas qu’entreprendre, c’est un marathon, pas un sprint.
  • Préfère toujours les options pour le moyen et le long terme plutôt que le court terme.
  • Fais des choses qui te plaisent vraiment, où tu as du plaisir à te mettre au boulot (sinon ça ne durera pas, je te connais :-))
  • Impose-toi un rythme maximum ET minimum.
  • Le plus dur quand on travaille seul, c’est de ne pas avoir la tête trop dans le guidon, ou d’être au contraire que dans la stratégie et les grandes idées. Répartis ton temps pour faire les 2.

9. Lance-toi

  • Sois très concret. Le mieux est l’ennemi du bien !
  • Don’t worry be crappy ! Ce n’est pas grave si tu lances un produit qui n’est pas parfait, tant qu’il apporte déjà de la valeur. Il suffit de regarder tous les bugs qui ont été corrigés par rapport au premier iPhone pour comprendre. Le téléphone était plein d’erreurs mais il était largement meilleur que tout le reste.
  • Plutôt que de faire des business plans avec des hypothèses à 3 ans dont personne n’a la moindre idée, lance-toi et agis ! C’est plus drôle et beaucoup plus utile !

10. Appuie-toi sur ceux autour de toi

  • Garde une hygiène de vie
  • Obtiens le soutien de ton entourage
  • Ne reste pas seul et partage avec d’autres entrepreneurs tes difficultés

Il y a des gens pour lesquels tout paraît facile. Jason Fried, co-fondateur de 37 Signals et auteur de Rework, société éditrice de Basecamp, fait partie de ceux-là. 

rework jason fried

On peut apprendre énormément de ces personnes.

Voici 3 leçons issues du livre :

Leçon 1 : Vendez vos sous-produits

Lorsque l’on crée quelque chose, on fait toujours autre chose en même temps. On apprend plusieurs choses à la fois, on réfléchit à la manière dont on fait ce que l’on fait.

Durant la fabrication ou la distribution d’un produit fini, chacun peut trouver un produit résidu en étant suffisamment observateur et créatif. Ce sous-produit est généralement non intentionnel, non prévisible, et accidentel mais il y a là une opportunité de vente.

Rework est l’un des  »by-product » de 37 Signals, et le livre a été vendu à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.

Trouvez le votre !

Leçon 2 : Faites-en moins, faites-le bien

Qu’est-ce qui est essentiel pour votre business ? Où est l’épicentre de votre projet ?

Quand vous démarrez un projet, il y a les choses que vous pouvez faire, celles que vous souhaitez faire et celles que vous devez faire. Ce que vous devez faire est votre épicentre, c’est par là que vous devez commencer.

Mettez toute votre énergie pour le faire du mieux possible, tout le reste dépend de ces fondations.

Les propos impliquent les 4 actions suivantes :

  1. Restez focus sur ce qui ne change pas
  2. Améliorez le coeur de votre business
  3. Faites-en moins que vos concurrents, mais proposez des solutions plus simples
  4. Dites non par défaut pour vous concentrer sur vos priorités (ce qui implique qu’il faut apprendre à dire non)

Jean, sur Webmarketing Junkie, le résumait ainsi : « L’excellence s’acquiert par l’élimination ».

Leçon 3 : Ne grandissez pas trop vite

Ce point aurait pu être le 5e de la liste précédente : ne cherchez pas à grossir à tout prix.

Être petit n’est pas uniquement une étape. C’est aussi une destination en soi.

Il est important de ne pas grandir trop vite, de prendre le temps pour la croissance de son entreprise.

Cela permet de rester flexible, de s’adapter, d’improviser. C’est physique : plus la masse d’un objet est élevée, plus cet objet a besoin d’énergie pour changer de direction.

Dès lors, visez grand, mais restez petit autant que possible et prenez de nombreuses et petites décisions. Soyez souple et agile, vous pourrez toujours revenir en arrière et vous adapter à un environnement lui aussi en mouvement.

Autres leçons

« It’s time to rework work », proclame Jason Fried.
Il propose énormément d’autres conseils. Par exemple :

  • Soyez passionné par votre produit, ou changez-en
    Vous êtes le meilleur ambassadeur de votre entreprise.
  • Décidez
    Les décisions construisent votre progrès.
  • Agissez
    Plus vite vous passez à l’action, plus vite vous avancerez grâce aux feedbacks.
  • Démarrez un business, ayant pour but de générer un profit
    « Un business sans profit, c’est un hobby. »
  • Développez une audience.
    Enseignez et partagez avec elle tout ce que vous savez.
  • Faites découvrir l’envers du décors
    Tout le monde aime savoir comment les choses sont faites.

Il y a aussi de nombreuses leçons sur l’art de ne pas organiser de réunions, d’éviter les planning inutiles, de recruter intelligemment. Pour les découvrir, lisez Rework.

Dans Rework de Jason Fried, il y a un grand nombre de passages que j’ai envie de garder tels quels tellement ils comportent déjà l’essentiel.

Voici une citations, commentée lors d’un article plus court. Je trouve l’idée  tellement forte qu’il faut absolument la garder en tête et/ou à relire souvent !

rework jason fried

Dans Rework, donc, il y a un passage qui dit ceci :

Focus on what won’t change

A lot of companies focus on the next big thing. […]

That’s a fool path. You start focusing on fashion instead of substance. You start paying attention to things that are constantly changing instead of things that last.

The core of your business should be built around things that won’t change.

Réduire et valoriser l’essentiel

L’objectif est donc de se focaliser sur les caractéristiques permanentes de son produit, de son service, de son entreprise. Une fois identifiées, il faut les rendre irrésistibles, les valoriser, les dépolluer de tout parasites.

Il est souvent plus dur d’enlever que d’ajouter.

Mirò a consacré toute sa vie à simplifier chaque trait de ses oeuvres.

Dans la continuité de mes 10 résolutions pour la vie professionnelle, je continue de rassembler mes notes éparpillées de ces dernières années. Aujourd’hui : trucs et astuces pour chefs de projets débutants en agence.

Durant 5 ans, j’ai été chef de projet fonctionnel en agence interactive (ici et ). J’ai compilé peu à peu des actions simples qui permettent de survivre en milieu professionnel (hostile, ou pas).

La liste de cet article avait été adressée à un chef de projet alors junior qui avait besoin de repères. Si elle peut servir à d’autres aujourd’hui, j’en suis ravi ! Le tutoiement étant de rigueur en agence, je le laisse tel quel.

Voici donc mes 5 trucs pour mieux t’organiser (avec des sous-trucs) :

to do list

1- Liste tes tâches

Fais une to do list (format au choix, xls ou mail). Le mail à s’auto-envoyer avec des bullet points dedans est souvent le plus simple. A imprimer, à corriger à la main au fur et à mesure et à mettre à jour au moins une fois par semaine pour réimpression de la nouvelle liste toute propre.

Quand tu pars le vendredi, tu notes de 1 à 5 les tâches de ta to do par lesquelles tu dois commencer le lundi. Cela permet de tout oublier le week-end et d’être  parfaitement opérationnel le lundi matin.

Soit dit en passant, pour tout booking de ressources créatives ou techniques  ou quand des gens dépendent de toi, prends en bonne note dans ton agenda, en rouge, ou toute autre couleur qui se voit. Les tâches avec des personnes qui dépendent de toi sont prioritaires si tu ne veux pas perdre une miette du peu de temps qu’ils ont à consacrer à tes projets ; et décaler ton planning.

2- Hiérarchise

Définis tes priorités, vérifie ton agenda, fais du tri, nettoie tes mails, etc…

Cela doit être un automatisme, une routine, comme te laver les dents :

  • Prends 3 minutes chaque matin pour avoir en tête la journée qui arrive.
  • Prends 3 minutes chaque soir pour préparer celle du lendemain.

Même principe de manière hebdomadaire le lundi et le vendredi, avec plus de minutes ;-)

3- Range ton inbox : objectif « inbox zéro »

Vide ta boîte de réception : si un mail implique que tu dois faire quelque chose, notes la tâche sur ta to do list (idéalement avec la référence du mail.
Par exemple : Truc à faire (cf mail de untel le mardi 06/01/2015 11 :32).

Garde un dossier de classement par projet, avec tous les mails concernant le sujet dedans. Affine avec des sous-dossiers si besoin, mais ne perds pas de temps à trop sub-diviser car tu ne retrouveras jamais un mail dans un sous-sous-sous-sous-dossier. Et les moteurs de recherche ne sont pas fait pour rien…

Quand tu envoies un mail important avec des actions que tu dois suivre : mets-toi en copie cachée, il sera dans ton inbox (donc ta to do au final). Tu peux aussi utiliser les drapeaux de notifications (avec parcimonie, mais ça peut aider).

4- Traite tes mails

Pour ne pas être noyé dans les dizaines / centaines de mails quotidiens, voici un mode de de tri et d’action :

  1. Si c’est juste pour info, tu classes ou effaces.
  2. Si ça ne te demande pas longtemps, tu le fais tout de suite (genre, envoie-moi le doc, etc…). J’inclus là dedans toute réponse aux mails de ton boss…
  3. Si l’action demande demande du temps, tu réponds tout de suite « ok, je te le fais pour telle date .

De manière générale, ne consulte pas tes mails en continue, mais ouvre ta boîte de réception à heures fixes. Cela permet d’éviter :

  • De loucher sans cesse sur l’icône « nouvel email » en bas à droite de l’écran
  • D’être constamment interrompu dans les tâches de fond que tu réalises
  • De subir les mails communs de toute la boîte

Au pire, si un truc vraiment important arrive, tes collègues d’open space réagiront tous ensemble et tu seras au courant.

Bonus pour gagner en productivité : je conseille vivement les lectures suivantes :

5- Dis non

Tu as le droit de refuser du taf si tu sais que ça va faire trop pour toi. Personne ne t’en voudras, bien au contraire. Plus vite tu sauras dire non, plus tu pourras te concentrer sur tes tâches à faire, et les faire bien.

Les corollaires au fait de refuser :

  • Tu dois être nickel sur ce que tu fais actuellement.
  • Tu dois être maître de ce que tu fais (connais ton sujet mieux que ton boss, et fais-le lui comprendre par tes réponses, il sera rassuré)
  • Anticipe et sois pro-actif. Tu dois prévenir quand ça va, mais surtout quand il y a un risque. Préviens tout de suite, le plus tôt possible. C’est normal, personne ne t’en voudra de lever des alertes, c’est ton métier de coordinateur de projets.
  • Tu dois proposer tes solutions quand tu dis non, tu dois proposer tes solutions quand tu lèves une alerte. Au moins des pistes de solution.

En conclusion 

Note juste que tout cela se construit au fur et à mesure. Cela prends du temps d’acquérir ces automatismes, mais plus tu commences tôt, plus c’est simple !

Cette liste est donnée à titre indicatif, à toi de l’adapter à ta sauce. Bon courage !

logo TED

Les conférences TED font des petits et nous offrent de très beaux sujets. En ce moment, ce sont les vidéos du TEDx Lyon de l’automne 2011 qui sont mises en ligne.

logo TED

En 2006, Sir Ken Robinson tenait une conférence TED très intéressante sur l’école qui tue la créativité.

A Lyon, Claire Blondel, mère de famille et entrepreneur, éclaire les propos de Robinson en parlant du modèle d’éducation à la française où règne la règle : « Il est interdit de se tromper ».

Modèle d’éducation, modèle de société

De retour après plusieurs années d’expatriation, elle compare l’éducation de ses filles à l’étranger et en France. Le modèle français basé sur l’erreur corrigée par l’adulte ne permet pas aux enfants d’être autonomes dans leur apprentissage.

Ces principes d’éducation inculqués dès le plus jeune âge, sont un modèle de pensée ancré en chacun et contre lequel il est dur de lutter quand on est entrepreneur.

Entreprendre, c’est faire des erreurs, beaucoup, et corriger le tir au fur et à mesure pour améliorer le résultat. Il est impossible d’arriver avec un produit fini parfait. En France, il faut cependant combattre cette idée.